Expositions passées

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Cette exposition en partenariat avec la Galerie RDV de Nantes, aura lieu du 14 Avril au 24 Mai 2017.
Vernissage : jeudi 13 Avril à 18h30.
Artistes : Cécile Benoiton, Jean-François Courtilat
(commissaire de l’exposition), Béatrice Dacher, Antonin Gerson, Dorian Jude, Lucas Séguy.

Du du 14 Avril au 24 Mai LAC & S – Lavitrine accueille une exposition en partenariat avec la Galerie RDV de Nantes.

Note d’intention
de Jean-François Courtilat, artiste et commissaire de l’exposition

Après  » Faire la mort avec toi « , une première exposition présentée à l’Atelier (Nantes) en 2014, Jean-François Courtilat souhaite ouvrir un deuxième volet à Lac&s Lavitrine.

A travers le travail de six artistes plasticiens, le projet  » Faire la mort  » montre toute l’ambiguïté que les artistes d’art contemporain ont avec la mort.

Sous sa double casquette  d’artiste et de commissaire d’exposition, Jean-François Courtilat tient à démontrer encore une fois que l’Art est d’une certaine manière lié à la mort car il permet de saisir l’insaisissable. La mort est souvent une surprise et un scandale, le corps mort un tabou.

Surprise – scandale – tabou, des ingrédients souvent utilisés par les artistes. Leur travail et la mort ont quelque chose d’indicible , mais paradoxalement, ils permettent de saisir l’insaisissable, ce qui rejoint les mots de Camus « Vouloir, c’est susciter les paradoxes » 1 . Vouloir questionner l’inexorable fatalité rejoint aussi cette pensée de Freud qui voit ainsi l’origine de l’inquiétante étrangeté ² dans le familier.

Cette exposition illustre un thème intrinsèque à toute l’histoire de l’art. Ce qui nous interpelle içi, c’est la façon dont les créateurs contemporains s’en saisissent.
Pas de Thanatophilie, fascination névrotique de la mort, dans cette exposition mais des univers fascinants parfois proches du cabinet de curiosités, parfois des œuvres qui nous disent que la mort est le secret de la vie…

Ce projet d’expositions crée une pluralité de déploiements selon les contextes, les lieux, et les utilisations des espaces proposés. Au regard de la singularité de chaque conjoncture, un choix d’artistes et d’œuvres est opéré, mettant en évidence l’émergence de pratiques artistiques contemporaines. A travers ce choix, c’est une véritable mise en réseaux des artistes, des collectifs, des lieux, qui se met en place, au profit d’une synergie stimulante et créatrice (collectif BLAST avec Cécile Benoito, Paradise et CollectifR_ avec Béatrice Dacher et Antonin Gerson…). Des échos qui se tissent tout en réalisant une exposition autonome.

1. Albert Camus, Le mythe de Sisyphe, 1942
2. Sigmund Freud, L’inquiétante étrangeté, traduit de l’allemand en 1919

 

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Exposition des artistes du post-diplôme « Kaolin » 2015-2016 de l’ENSA Limoges : du 15 février au 31 mars 2017 à Lavitrine.

Artistes : Flora Basthier, Gaëtan Kohler, Jean-Julien Ney, Chloé Masson et Ewa Sadowska, en collaboration avec Aurélie Godard.

Du 15 février au 31 mars LAC & S – Lavitrine accueille la quatrième édition de l’exposition consacrée aux artistes du post-diplôme “Kaolin”, un programme de recherche en céramique contemporaine mis en place depuis 2011 par l’École nationale supérieure d’art de Limoges (ENSA).

Les cinq artistes de la promotion 2015-2016 – Flora Basthier, Gaëtan Kohler, Chloé Masson, Jean-Julien Ney et Ewa Sadowska – ont présenté dans la galerie les œuvres nées après 18 mois de travail partagés entre Limoges et Jingdezhen (Chine), deux capitales mondiales de la porcelaine.

« Vol en formation : technique de déplacement en V des oiseaux migrateurs visant pour chaque individu à profiter des tourbillons ascendants créés par l’animal précédent et à se diriger collectivement à l’aide des étoiles et du soleil. »

À l’image d’une stratégie de mouvement basée sur le partage des flux d’énergie, Aurélie Godard, artiste invitée par l’ENSA pour encadrer cette édition, a choisi de poser la question du travail collaboratif et du dialogue entre artistes au sein d’un groupe, de ses modalités ou de ses résistances. De l’entraide technique au partage d’expériences ou d’influences, comment le travail en commun entre des artistes aux sensibilités différentes et issus d’horizons variés se manifeste-t-il ? 

Le fruit des recherches des six artistes s’expose cette année dans trois lieux de la création artistique de Limoges : au Musée national Adrien Dubouché (du 7 février au 24 avril), à la galerie LAC & S – Lavitrine (du 15 février au 31 mars), et au FRAC Limousin (du 8 juin au 17 septembre). Chacune des étapes de ce parcours tripartite aborde la question sous un angle propre.

En premier, au Musée Adrien Dubouché. L’exposition « Vol en formation » présente un ensemble de réalisations qui interrogent la question de l’œuvre au sein du musée et se lira sous forme de parcours au sein de la collection du Musée. Comment s’approprier le musée et ce qu’il représente en tant qu’institution, architecture ou collection ?

Ensuite, une seconde exposition intitulée « Tourbillons ascendants » est installée à Lavitrine. Un vernissage est organisé le mercredi 15 février à 18hL’exposition rassemble un corpus de pièces qui répondent les unes aux autres, avec l’idée de circulation, de mouvement, et d’interaction avec le public. Aurélie Godard réalise dans ce lieu la mise en espace et les différents supports des pièces exposées.

Enfin, au FRAC-Artothèque du Limousin, en juin, l’ exposition « À l’aide des étoiles et du soleil » réunira des œuvres d’Aurélie Godard ainsi que des pièces des artistes Flora Basthier, Gaëtan Kohler, Jean-Julien Ney, Chloé Masson et Ewa Sadowska déjà montrées dans les différents lieux. À cette occasion, ces œuvres seront réinterprétées collectivement et une pièce à 12 mains sera également présentée dans une salle des réserves du FRAC.

 > LAC & S/ LAVITRINE

lavitrine.limoges@gmail.com

Exposition en partenariat avec le Musée Adrien Dubouché et le FRAC-Artothèque Limousin.

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UNDERSHOOT : WE WHISTLE AND WE BLOW
Installation de Cindy Coutant
Du 20 décembre 2016 au 27 janvier 2017

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Dans le cadre de la co-production < 3
< 3 est une résidence itinérante de co-production à l’échelle de la région Nouvelle-Aquitaine qui permet la diffusion d’œuvres d’art contemporain dans 3 vitrines, l’écriture d’un texte critique et la réalisation d’une petite publication.
L’exposition « Undershoot » est un projet d’opéra textuel en trois actes, qui se déroule sur trois villes, dans trois structures différentes : Crystal Palace-Zébra3 à Bordeaux, Le Confort Moderne à Poitiers et LAC&S-Lavitrine à Limoges. Les trois actes se déploient et sont distincts dans leur forme mais liés, mettant en scène différentes machines-locutrices. Celles-ci prendront la parole, entre puissance virtuelle et undershoot en puissance ; avides de se faire entendre, de manière silencieuse mais visible.

« Undershoot »                                                                                                                                      
Mon travail interroge différentes formes d’énonciation. L’undershoot (ou target undershoot), en linguistique, est un phénomène de ratage de la cible articulatoire. Autrement dit, ce qui est prononcé par le locuteur n’arrive pas (ou mal) à son terme, ni, de fait, jusqu’à son destinataire. Les raisons de l’échec sont nombreuses : paresse articulatoire, bégaiement, acoustique interne et externe, etc., et les conséquences tragiques : entre le locuteur et l’auditeur, une incompréhension partielle ou totale ; pour chacun d’eux un sentiment d’échec, de ne pas être entendu ou compris.
Mon projet pour le dispositif <3, intitulé UNDERSHOOT prendra pour point de départ le phénomène sus-cité, en le transposant dans la « bouche » d’objets numériques. L’expérimentation sera double : il s’agira d’abord de trouver un dispositif d’écriture permettant à ces entités numériques d’entrer en « conversation », mais aussi d’orienter, pousser et réorganiser cette matière jusqu’à son point de fiction.                                          
Tout au long de la construction de ce projet, je m’associerai avec Jérémie Nuel, designer graphique et enseignant en pratiques numériques contemporaines à l’École supérieure d’art et de design de Saint Étienne. »

Cindy Coutant
Née en 1984, Cindy Coutant a été formée à l’École d’enseignement supérieur d’art et au Conservatoire de Bordeaux, puis à l’École supérieure d’art des Pyrénées où elle a obtenu son diplôme en 2012. En 2016, son travail a été montré à Lieu Commun, Toulouse ; au Palais de Tokyo, Paris ; au Frac Languedoc-Roussillon, Montpellier ; à Crystal Palace (Zebra3), Bordeaux ; au Confort Moderne, Poitiers.                                           http://cindycoutant.com

Finissage
Pour clore l’exposition, un finissage aura lieu le 2 février à 18h à Lavitrine, puis à 19h à l’IF, espace culturel de Limoges. Sous la forme d’une conférence-performance en lien avec l’installation de l’artiste à Lavitrine, cet événement sera aussi l’occasion de lancer une édition d’artiste : Undershoot et le projet < 3.       

Exposition programmée dans le cadre du dispositif de co-production < 3 organisé par le Confort Moderne, Zébra3 et LAC&S-Lavitrine

Programme des résidences & expositions du dispositif de co-production < 3

Cindy Coutant – UNDERSHOOT                                                                                                  

Bordeaux – Zébra3
Résidence du 25 août au 21 septembre 2016                                                                                       Exposition du 23 septembre au 23 octobre 2016                                                                         Vernissage jeudi 22 septembre à 18h30                                                                                                       Lieu : Programme de diffusion Crystal Palace – 7 place du Parlement à Bordeaux

Poitiers – Le Confort Moderne                                                                                                     Résidence du 5 au 17 octobre 2016                                                                                                   Exposition du 19 octobre au 16 novembre 2016                                                                         Vernissage mardi 18 octobre à 19h                                                                                                         Lieu : Vitrine du 198 Grand Rue – Poitiers

Limoges – LAC&S-Lavitrine                                                                                                                 Résidence du 5 au 18 décembre 2016                                                                                               Exposition du 20 décembre 2016 au 27 janvier 2017                                                         Finissage jeudi 2 février à 18h                                                                                                                 Lieux : Lavitrine  (4 rue Raspail, Limoges) et l’IF (8 rue Charles Gide, Limoges)

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ET + SI AFFINITÉ
Galerie des Hospices – Limoges
Du 3 novembre au 16 décembre 2016

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Artistes présents : Joao Alcatrao, Jean-Marc Berguel, Jean-Baptiste Clavé, Christian Couty, Guillaume Damry, Emmanuelle-Paule Darolles, Kristina Depaulis, Aurélie Gatet, Mathias Le Royer, Gilles Méraud, Guy Meynard, Marie-Laure Moity, Nadège Mouyssinat, Dominique Thébault.

A l’invitation de la Ville de Limoges, l’exposition « Et+ si affinité » est présentée pour la première fois en France. Déjà exposée à Pilsen, capitale européenne de la Culture en 2015, elle est portée par les associations Esprit Porcelaine et Limousin Art Contemporain et Sculptures (LAC&S/ Lavitrine).

A l’occasion de cette exposition, ces deux collectifs ont décidé d’associer leurs spécificités respectives : porcelaine et art contemporain.

Ainsi, sept créateurs porcelainiers et sept artistes plasticiens, issus d’un tissu créatif contemporain particulièrement dynamique, ouvrent un dialogue riche et innovant, parfois provocateur. Sensibles au fondement de la tradition céramique qui crée la spécificité Porcelaine du Limousin, ils présentent un ensemble d’œuvres dont l’expression artistique interroge ce matériau de manière novatrice, détournée et enrichie des apports de la création contemporaine.

Par le croisement de médium divers (sculpture, photo, vidéo, performance…), ils dépassent les contraintes et les stéréotypes liés au registre historique et engagent une recherche plastique ancrée dans une réalité artistique internationale.                                     Ces créateurs, porcelainiers et plasticiens, constitués en duos, mêlent la terre, le feu et de multiples techniques en développant un ensemble de thématiques et de réflexions qui interpellent l’art actuel.                                                                                                                               Sept ensembles d’œuvres et installations constituent l’exposition « Et+ si affinité ».

Dans le cadre de l’année France-Corée, « Et+ si affinité » partagera les lieux avec une exposition coréenne « i • cera selection ».
Manifestation présentée dans le cadre de la Rencontre des Villes créatives Unesco organisée par la ville de Limoges.

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LE FESTIN – Table animée
(En vitrine à Lavitrine)
Du 3 novembre au 6 décembre 2016

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Artistes ayant participé à l’installation : Joao Alcatrao, Muriel Carcagno, Christian Couty, Guillaume Damry, Emilie Flöge, Mette Galatius, Catherine Hervé, Gilles Méraud, Anne Merlet, Guy Meynard, Camille Nicaud, Joo-Hyun Park, Jean-Louis Puivif, Marie-Evelyne Savorgnan.

Invitée à exposer en Belgique au Musée du Design de Gand de juillet à octobre 2011, l’Association Esprit Porcelaine, collectif de créateurs céramistes, a trouvé une vraie reconnaissance sur le plan culturel et économique. Une pièce maîtresse a été particulièrement remarquée : une table animée intitulée «LE FESTIN» où se mêlent des objets ludiques, mis en mouvement à l’aide de moteurs et machineries.

La réalisation de cette table sculpture mécanique a été confiée à Fabrice Cotinat, artiste plasticien vidéaste, afin de mettre en scène les créations porcelaine imaginées pour cet événement. Cette table insuffle une certaine féérie de la porcelaine.

Ainsi se forme une image décalée porteuse d’interrogations et de provocation pour communiquer un nouvel art, créé et façonné à partir de la porcelaine de Limoges.

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OCCURENCES SIBYLLINES
Installation de Marine Antony (En vitrine à Lavitrine)
Du 5 juillet au 15 septembre 2016


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Marine Antony s’empare de la vitrine de LAC&S à Limoges avec une installation éthérée, entre sculpture et dessin, où lignes noires se télescopent dans l’espace. Depuis la rue, le spectateur devient témoin d’une succession figée d’événements énigmatiques, matérialisés par des constructions géométriques qui parcourent l’espace de la salle et troublent la perception. L’artiste propose au sein de ces variations une relecture du thème du visage aux yeux clos, revisitant ainsi l’histoire de l’art moderne, de Redon à Brancusi.

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CHOSE COMMUNE
Exposition collective
Avec les œuvres de : Guillaume Constantin, Julie Legrand et Antoine Nessi
Du 4 mars au 3 juin 2016

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L’exposition Chose commune réunit les artistes Guillaume Constantin, Julie Legrand et Antoine Nessi autour des valeurs et préoccupations, empreintes des codes du détournement, du déguisement, de la réinterprétation, assujetties à la sculpture classique.
Ils utilisent dans leurs travaux, l’objet dans sa globalité, outil, matière, process et s’intéressent à la question de la construction, de l’évocation et du dépassement des identités des objets par l’intermédiaire du dispositif.

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IL POUVAIT ENCORE ARRIVER QUELQUE CHOSE
Installation d’Emmanuelle Rosso (En vitrine à Lavitrine)
Du 11 décembre 2015 au 4 février 2016

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« En vitrine à Lavitrine » est un programme d’expositions dont le principe est de proposer à de jeunes artistes d’investir la vitrine de la galerie, située dans le centre ville de Limoges. Les œuvres et les installations sont visibles de jour comme de nuit depuis la rue, au gré de la déambulation du public.
Emmanuelle Rosso commence toujours les livres par la fin, comme si cette parcelle contenait à elle seule ce qui subsiste de l’histoire et le potentiel encore à venir.
Elle interroge dans sa pratique la possibilité des restes à se rejouer encore.
Ce qui semblait être résidu, trace, fin, se trouve mis en lumière. Nous évoluons donc dans les vestiges d’un scénario où se côtoient peintures, volumes, et personnages qui sont nourris de nombreuses références littéraires.
A la suite de ses nombreuses collaborations avec des danseurs, elle crée la troupe Erratum en juin 2014, composée de 13 danseurs amateurs et professionnels ; elle convoque par là-même clairement l’individu et le rapport à l’espace comme médiums.
Chaque format qu’il soit exposition, édition, site internet est prit en tant qu’espace dramaturgique.
Ce qui l’intéresse n’est pas tant le récit que ce qui se joue dans le potentiel de l’ellipse, dans l’absence de récit.
Ses mises en scène sont des « one shot », un instant pour un lieu. Son travail in-situ convoque souvent le paysage, lieu témoin de notre interpermanence.
Sa démarche est toujours un « aller vers », une rencontre. Emmanuelle Rosso qualifie en ce sens sa pratique de road movie car l’enjeu est le trajet, l’émergence, ce qui nous pousse. Cet « aller vers » en tant qu’acte chorégraphique est son protocole.
Il pouvait encore arriver quelque chose est un tableau vivant indéterminé. Ces impacts de roses rouges raclées au mur cherchent un horizon à chorégraphier encore, où étirer le temps devient la loi du jour. L’inscription et les restes ne font qu’un. Ça et là, ici, derrière, « changer cette contemplation en chair ». Incarnat du temps, l’impact de la rose sur le mur change la couleur de celle-ci et le parterre se flétrit. Ces gestes d’écriture sont imprégnés de références littéraires, notamment les poèmes de Luiz Mizon et son recueil « Chants à la nourrice folle ». Cette pièce est issue de recherches et teinture, sur l’instabilité, la permutation de la couleur et sa subsistance.
PS : Merci pour les fleurs.


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ET + SI AFFINITÉ
Exposition hors les murs : Projet en partenariat avec Esprit Porcelaine
Exposition dans le cadre de PILSEN (République Tchèque), capitale Européenne de la culture
Expositions présentées à la galerie Mesta Plzen et au Musée Bohême de l’ouest
Avec : Joao Alcatrao,  Jean-Marc Berguel, Christian Couty, Guillaume Damry, Kristina Depaulis, Aurélie Gatet, Mathias Le Royer, Gilles Meraud, Guy Meynard, Marie-Laure Moity, Nadège Mouyssinat, Emmanuelle Paule Darolles, Lionel Redon, Dominique Thébault
Du 3 décembre 2015 au 10 janvier 2016

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Ce projet a été porté par LAC&S – Lavitrine et Esprit Porcelaine, deux associations professionnelles installées depuis de nombreuses années en Limousin. Pour cette exposition, elles ont décidé d’associer leurs spécificités respectives : porcelaine et Art contemporain.
Ainsi, sept créateurs porcelainiers et sept artistes plasticiens, issus d’un tissu créatif contemporain particulièrement dynamique, ont ouvert un dialogue riche et innovant, parfois provocateur. Sensibles au fondement de la tradition céramique qui crée la spécificité Porcelaine du Limousin, ils ont présenté un ensemble d’œuvres dont l’expression artistique interroge ce matériau de manière novatrice, détournée et enrichie des apports de la création contemporaine.
Par le croisement de médium divers (sculpture, photo, vidéo, performance…), ils ont su dépasser les contraintes et les stéréotypes liés au registre historique et engager une recherche plastique ancrée dans une réalité artistique internationale.
Ces créateurs, porcelainiers et plasticiens, constitués en duos, ont mêlé la terre, le feu et de multiples techniques en développant un ensemble de thématiques et de réflexions qui interpellent l’art actuel. Sept ensembles d’œuvres et installations constituent l’exposition Et + Si Affinité, présentée à la galerie Mesta Plzen (galerie municipale d’Art Contemporain de PILSEN). Deux performances d’artistes ont été réalisées dans le cadre de la manifestation : « Marcher sur la porcelaine » par Kristina Depaulis et « Banzai » par Aurélie Gatet.
Cette exposition s’est inscrite dans un projet global d’échange d’expositions, mêlant les traditions artistiques historiques et les recherches les plus contemporaines dans le champ des arts visuels.


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BRUIT BLANC
Exposition collective : carte blanche au Pays où le ciel est toujours bleu (POCTB) – Orléans
Avec des œuvres de Mario d’Souza, Laurent Mazuy, Sébastien Pons, Olivier Soulerin
Du 8 octobre au 4 décembre 2015

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LAC&S a donné carte blanche au collectif orléanais Le pays où le ciel est toujours bleu pour investir Lavitrine. Le POCTB est un label de création et de médiation en art contemporain installé dans les ateliers d’artistes Oulan Bator. Ce label s’envisage comme une force de propositions et de réflexions sur les territoires. Il développe en France et à l’étranger, depuis sa création en 2000, des actions à partir d’outils qui portent une dynamique et un dialogue permanent avec les artistes et les publics.
L’exposition Bruit Blanc reste une réponse partielle à la question. De quelle question parle-t-on ? De celle que pose l’invitation faite au Pays où le ciel est toujours bleu par LAC&S – Lavitrine : la carte blanche. Faites ce que vous voulez ! Comment répondre, que construire, si ce n’est se donner à voir, illustrer et discuter ce que l’on est : une problématique collective bien entendu, des singularités certainement… Poser chacune de ces composantes de façon à ce que chaque œuvre présentée s’inscrive dans la continuité de l’autre, quels que soient la circulation du regard et l’usage des vides. Et du risque de lisser que nenni. Garder chaque caractère et faire sens par la quantité jusqu’à atteindre l’équilibre impossible.


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YOUR PASSPORT, PLEASE !
Installation de Morgane Kabiry (En vitrine à Lavitrine)
Du 3 août au 17 septembre 2015

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« La série photographique Your passeport, please ! entreprend un tour du monde. Kolah Ghermezi, régulièrement, nous envoie ses souvenirs de voyage. La marionnette, idole des enfants d’Iran, parcourt le globe et immortalise sa liberté, tel un témoignage qui confronte les banalités du tourisme de certains, à l’espérance vaine partagée par les autres. »
Présentation de Morgane Kabiry, diplômée de l’ENSA Limoges.


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GÄNSEBLÜMCHEN
En partenariat avec l’ENSA Limoges
Fruit d’un workshop orchestré par Christophe Lemaitre, artiste et commissaire invité
Sur une invitation de Marie-Jeanne Hoffner, artiste et enseignante
Avec les étudiants en 4e année option Art de l’ENSA Limoges : Cécile Bertani, Wilma Brautigan, Anthony Bureau, Tristan Dassonville, Melinda Goram, Tristan Gros, Lidia Lelong, Pauline Pinto, Raphaëlle Raffort, Maxime Rouchet, Manon Simons, Steeve Verin
Du 11 juin au 24 juillet 2015

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Au sein d’une histoire de l’art qui s’écrit aujourd’hui en majeure partie dans les contours (budgétaires, architecturaux) des institutions, l’exposition reste le modèle hégémonique et incontesté de présentation des œuvres.
L’exposition est ce point de convergence conventionnel entre les pratiques artistiques et les pratiques institutionnelles. Le workshop Gänseblümchen s’articule, avec conscience, au départ de ces questions. Dans les murs de Lavitrine, le projet des étudiants de 4e année de l’ENSA Limoges a consisté à improviser de manière empirique une mise en exposition par les moyens mêmes de ses conditions d’accueil.


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JUSTE L’ÉCHO
Exposition collective
Avec les œuvres de : Pierre-Charles Jacquemin, Bernard Pourrière, Laurent Terras
Du 12 mars au 22 mai 2015

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Les moyens techniques, les nouvelles technologies constituent ces dernières décennies des outils de production et de diffusion particulièrement présents dans la création contemporaine. Jamais autant les artistes n’ont utilisé la technologie et l’artisanat, et n’ont expérimenté des outils techniques et inventé des procédures. De l’aspect visuel de la technique comme écriture plastique aux productions mêlant les enjeux comme moyen de jonction entre des modes d’expression trop longtemps cloisonnés, ils traversent le champ des arts visuels. Cette exposition collective avait pour objet de montrer comment ces nouvelles technologies sont parfois appropriées par les plasticiens pour présenter le vivant.
Si le procédé technologique, par ses « mises à plat », par ses formes de technicisation du réel est souvent  perçu comme une décomposition du vivant, les œuvres présentées par Bernard Pourrière, Laurent Terras et Pierre-Charles Jacquemin dans Juste l’Écho pourraient en être le contrepoint. Ces artistes jouent avec la technologie, l’utilisent, la détournent,  la réinventent, la bricolent…
Installations sonores, lumineuses, sculptures, dessins et vidéos, autant de médiums pour traverser cette question du vivant et plonger le public dans un univers à la fois technologique, décalé, drôle et référencé.


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LA PARADE
Une installation de Yuting SU (En vitrine à Lavitrine)
Du 18 décembre 2014 au 31 janvier 2015

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Jeune diplômée de l’ENSA, Yuting Su a proposé une œuvre reprenant l’esprit de la fête foraine et remplie de drôlerie pour la période de Noël. Teintée d’humour, son installation présentait des petites voitures télécommandées sur lesquelles se dressaient des silhouettes animales. Celles-ci s’entrechoquaient à la manière des auto-tamponneuses de fêtes foraines. C’est donc l’univers du loisir et du jeu qu’a sollicité l’artiste, mais transposé au monde animal. La thématique du loisir est sous-jacente dans la démarche artistique de Yuting Su, qui interroge constamment la valeur travail.


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GIGOGNE EN GIGOGNE – Orléans
Exposition hors les murs – Carte blanche à LAC&S – Lavitrine
Invitation Pays où le ciel est toujours bleu
Site Oulan Bator – Pôle d’art contemporaine
Avec les œuvres de Jean Marc Berguel, Kristina Depaulis, Marie-Laure Moity, Dominique Thébault
Du 2 au 25 octobre 2014

Quatre artistes du collectif LAC&S Lavitrine proposent ici une exposition intitulée « Gigogne en gigogne » comme la métaphore de la mobilité inhérente aux rapports que nous entretenons avec le lieu et dont ils font leur aire de jeu.
Cette présentation d’œuvres est conçue comme un périple dans un espace aux contours indistincts et pourtant bien réels. Leurs propositions artistiques s’emboîtent, se combinent et  élaborent progressivement une série de questionnements sur les zones de croisement, de contact, de perméabilité, de résonance, … de connivence.
Ils cherchent à construire des ruptures dans la perception de l’espace de présentation qui passe par une série d’expériences où le lieu devient sujet, support, objet, projet.
Au delà des rapprochements entre les œuvres propres à tout projet d’exposition collective, les liens de localisation, de déploiement, de déplacement, de glissement de l’espace physique vers l’espace mental s’affirment comme de véritables enjeux de leurs propositions artistiques.

 
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Victor Vialles
En vitrine à Lavitrine
Du 5 août au 21 septembre 2014

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Pour cette édition estivale 2014, LAC&S a proposé à Victor Vialles, récemment diplômé de l’École Nationale Supérieure d’Art de Limoges, de prendre possession de l’espace pour offrir au regard du passant, du spectateur, une œuvre à la frontière du burlesque et de l’absurde.
Teintée d’humour, son installation a présenté deux piscines gonflables disposées à la verticale, scellées entre elles et placées sur un plateau tournant recouvert de sable. Ces objets deviennent alors des corps qui semblent se prêter à une lente danse. Ici, Victor Vialles joue du décalage. Les piscines réalisées aux dimensions d’un corps humain, perdent leur fonction initiale et se transforment sous nos yeux en des figures mises en scène. Au travers de la vitrine de la galerie, le public a donc été plongé, en cette période estivale, dans un univers singulier et insolite.

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ECRIN
Commissariat : Maribel Nadal Jové
Avec les œuvres de : Monika Brugger, Daniel Chust Peters, Yolanda Gutiérrez, Laurent Moriceau et Miguel Rothschild
Du 20 juin au 26 juillet 2014

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Lavitrine, galerie de l’association LAC&S à Limoges, a accueilli une exposition collective inédite autour du bijou dans l’art contemporain, proposée par Maribel Nadal Jové -fondatrice et directrice de la galerie UNA créée en 2007- récemment installée dans la ville. Intitulée écrin, celle-ci a rassemblé une dizaine d’œuvres : objets, sculptures, installations, vidéo, documents, de cinq artistes français et étrangers.
Pour sa première exposition organisée à Limoges, Maribel Nadal Jové a transformé littéralement l’espace blanc et neutre de 200 m² de Lavitrine en une joaillerie atypique. Autour du bijou, à la fois objet du quotidien et objet de luxe, a été composé un univers décalé, agrémenté de commodes et canapés. Un bijou est un élément de parure corporelle qui peut être porté sur ou en dessous d’un vêtement, à même la peau, parfois même dans le corps. L’exposition présente un ensemble d’œuvres qui, par leurs formes et leurs matières, rappellent ces ornements les plus classiques : anneaux, bracelets, broches et colliers. Mais outre ses fonctions décoratives, le bijou évoque de multiples intentions. Les « oeuvres-bijoux » attisent ici la curiosité.
La galerie UNA, créée en 2007 par Maribel Nadal Jové, est une galerie virtuelle et numérique pensée comme une vitrine accessible en ligne. Sans espace d’exposition fixe, Maribel Nadal Jové organise depuis plus de dix ans des expositions dans différents lieux, en France et à l’étranger. Précédemment à Paris, Maribel Nadal Jové s’installe à Limoges en septembre 2013. Écrin est la première exposition qu’elle organise dans la ville.

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CONSOMMÉ D’ARTISTES #4 : TRACES ET CROISEMENTS TEMPORELS

Une proposition de Kristina Depaulis
Avec les œuvres de Art erroriste, Eve Ariza, Julien Cadoret, Pan Chen Yu, Kristina Depaulis, Amandine Dovelos, Aurélie Gatet, Katrin Gattinger, Hannah Husberg, Martha Jonville, Hélène Leflaive, Patrick Hospital & Judit Kurtag, n Lambda, Benxing Song, Fenfei Zhang et le Théâtre de l’Oracle

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LAC&S présente la 4ème édition de Consommé d’artistes (2007, 2008 et 2012) dont le principe est de proposer à des artistes d’intervenir, notamment par le biais d’actions performatives, sur une thématique prédéfinie chaque année. Proposé par Kristina Depaulis, plasticienne et membre du collectif, ce nouveau et dernier volet intitulé Traces et croisements temporels vient clore la série en posant la question, de manière expérimentale de la mémoire, de la trace et de l’archive dans les pratiques artistiques, notamment celle de la performance. Une quinzaine d’artistes sont donc réunis pour l’occasion
Cette nouvelle et dernière proposition de Consommé d’artistes s’inscrit dans le prolongement des trois précédents volets qui s’articulaient autour de problématiques liées à la performance, son lieu et son temps d’apparition. Les multiples aspects abordés par les artistes étaient inscrits dans un rapport engagé à l’espace de la rue, de la galerie, de la ville et à l’espace virtuel.
Cette nouvelle édition pose la question de la trace inhérente à celle du geste, de l’archive, de la mémoire et plus largement du processus de formation documentaire d’une œuvre. Comment garder la trace d’un geste artistique éphémère, d’une performance ?  Beaucoup d’expositions et d’œuvres se documentent et s’archivent par des outils tels que le site internet, le catalogue d’expositions, la photographie, la vidéo… Mais dans le cas de l’intervention performative de l’artiste, cette question se déplace. L’artiste peut il, souhaite il, doit il rejouer son œuvre ? Peut il refuser de la rejouer ? La rejouer différemment ? Choisir de ne montrer que le document qui fait trace ?
L’exposition se construit en plusieurs strates visant à créer un espace-temps mobile fait de glissements, de flirts et de contradictions.
L’exposition sera ponctuée de temps de performances, d’interventions artistiques et de conférences. Elle deviendra alors évolutive et s’alimentera au fur et à mesure des interventions artistiques et plastiques (sculpture, vidéo, photo, bandes son, textes…) qui se dérouleront sur 3 dates différentes. En outre, un temps de vidéo-conférence avec certains des artistes seront également l’occasion de rencontres avec le public.

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URBANITÉ – TERRITOIRES

Commissariat : Madeleine Van Doren
Avec les œuvres de : Bertille Bak, Léonard Barbier-Hourdin, Laura Erber, Michela Franzoso, Louis Henderson, Tessa Joose, Raphaël Kuntz, Oh Eun Lee, Zen Chen Liu, Ronny Trocker
Du 11 avril au 28 mai 2014

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La proposition vidéo conçue par Madeleine Van Doren à Lavitrine du 11 avril au 28 mai 2014 a présenté une sélection de dix œuvres réalisées pas des artistes d’horizons différents.
Actuellement intervenante au Fresnoy -studio national des arts contemporains basé à Tourcoing- et de 1991 à 2003 directrice du CREDAC (centre de recherche, d’échange et de diffusion pour l’art contemporain) à Ivry sur Seine, Madeleine Van Doren a participé en tant que commissaire à de nombreuses expositions.
Urbanité, Territoires : comment répondre à ces thématiques en restant au plus près de ceux qui les proposent et en ayant le souci du public qui peut être sensible à un choix forcément subjectif ?
La recherche s’est donc faite en diversifiant les points de vue des auteurs, qu’ils soient dûs à des situations géographiques éloignées, en faisant appel à la mémoire des lieux ou en restant au plus près d’une actualité où l’humain est au cœur de ces réalisations.
” MVD

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MAUVAISE HERBE
Une proposition de l’association ERRANCE
Exposition collective
Avec les œuvres de Laure Jaudon, France Gayraud, Xiang Chen, Qingmei Yao, Feng Li, Xuan He Wang, Bei Su & Jian Chao Cai
Du 23 janvier au 21 mars 2014

En prospecteur actif, LAC&S permet depuis 30 ans à de jeunes plasticiens de montrer leur travail et ouvre ainsi un espace important de diffusion à une scène émergente de la création contemporaine.
Pour cette première exposition de l’année 2014 et dans la volonté de prolonger une fois de plus son soutien à la jeune création, LAC&S a proposé pour la seconde fois à l’association Errance, collectif d’artistes français et chinois, d’investir son lieu Lavitrine avec une sélection d’œuvres de 8 plasticiens représentant une très jeune scène artistique multiculturelle et internationale.

« Prenant le titre « Mauvaise herbe » par extension, les commissaires de l’exposition ont tenté d’accorder de l’importance à un espace négligé et abandonné où poussent des « mauvaises herbes », comme  le théorise le paysagiste et artiste Gilles Clément. Un territoire où sont souvent accueillis des vagabonds et la diversité, un tiers état où se ressourcent des artistes avec leur imperfection, leur « non-mainstream » et leur générosité. Cette exposition est une porte ouverte sur ce monde de « mauvaise herbe », qui est imprégné dans toutes sortes de négativités préconçues, mais qui prend enfin sa force, qui résiste, questionne, et qui nous mène vers l’avant. »
X. Chen & Q. YAO

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PROGRESS IN WORK / WORK IN CRISIS
Sur une proposition d’Olivier Beaudet et de Laura Diez-Garcia
Exposition hors les murs, en partenariat avec ANT-espacio
David Bestue & Marc Vives, Jean-Baptiste Clavé, Laurie-Anne Estaque, Fermín Jiménez Landa, Maite Leyún & Mawatres, Marie-Laure Moity, Chloé Piot, Daniel Silvo, Belen Uriel, Diego Vivanco
Du 6 novembre au 7 décembre 2013 à Lavitrine

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Du 18 décembre 2013 au 16 janvier 2014 à l’Université du Pays basque Bilbao (Espagne)Progress in work - Work in crisis (Bilbao).JPG
Progress in work – work in crisis est un projet d’exposition expérimental fondé sur le dialogue, l’échange et la mixité. Il interroge les concepts de progrès et de crise dans une acceptation élargie tels qu’ils peuvent être abordés par les artistes et les commissaires d’exposition dans la création contemporaine, et plus spécifiquement dans le domaine des arts plastiques.
Deux commissaires de nationalité différente, l’un espagnol et l’autre français, construisent ensemble une exposition qui fera l’objet de deux configurations scénographiques distinctes selon les lieux d’accueil : le premier en France à Limoges, à Lavitrine du 6 novembre au 7 décembre, puis du 18 décembre au 16 janvier 2014 en Espagne à Bilbao, à l’Université du Pays Basque.
Progress in work – work in crisis interroge sous des perspectives différenciées les concepts de progrès et de crise. Les coûts, également la durabilité des progrès et du développement sont des questions centrales aujourd’hui dans un monde globalisé en crise. Nous souhaitons interroger les images autant que les commentaires que les artistes développent autour des préoccupations qui ont fait leur apparition dans les dernières années. Ces questions concernent notre vie quotidienne, et bien entendu les artistes ne sont pas épargnés par cette crise économique qui apparaît relever plus profondément d’une crise des valeurs et de l’Etat-providence.
Un ensemble d’activités ont eu lieu dans le cadre de cette exposition : tables rondes, workshop pour les étudiants de l’ENSA Limoges, rencontres avec les commissaires et fera en 2014 l’objet d’une publication.
Cette double exposition a reçu les soutiens de différentes structures et organismes :
>> Les partenaires espagnols
– ANT-espacio : Collectif d’artistes : Coordination de l’ensemble du projet sur l’Espagne
Universidad del Pais Vasco, Facultad de Bellas Artes : Mise à disposition des deux salles d’exposition Axular et Etxepare
– Engagement pédagogique sur l’exposition à Bilbao (s’associe au workshop Expérience du territoire organisé par l’ENSA de Limoges, implication des étudiants sur la phase espagnole du projet) : Accueil des projets d’animation et organisation d’une conférence de l’artiste Fermin Jimenez Landa (à confirmer)
– BilbaoArte (lieu d’exposition et de résidence d’artistes qui soutient l’art contemporain en Pays basque) : Accueil de projets d’animation autour de l’exposition en Espagne (conférence, rencontre) et assistance à la régie d’œuvres
– Gobierna de Espana, Ministerio de la cultura : Soutien financier à l’ensemble du projet
– Eusko Jaurlaritza – Gobierno Vasco- Departamento de Educación, Política Lingüística y – Cultura : Soutien financier à l’ensemble du projet
– Etxepare – Euskal Institutua – Instituo vasco : Soutien au déplacement d’artistes basques en France
– Instituto francés de cultura : Soutien financier, logistique et technique au projet global
>> Les partenaires français
– Limousin Art Contemporain & Sculptures (LAC&S) – Lavitrine : Porteur du projet et lieu d’accueil de l’exposition et d’animations en France et Espagne
– École nationale supérieure d’art de Limoges (ENSA) : Partenaire des expositions, tables ronde (en France comme en Espagne) et du projet éditorial Progress in work / work in crisis
Institut Français + Région Limousin : Soutien financier

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ANATOMIA DEL DESEO
Javier Pérez (En vitrine à Lavitrine)
Du 2 au 31 août 2013

L’association LAC&S (Limousin art contemporain et Sculptures) s’est s’associée au CRAFT (Centre de recherche sur les arts du feu et de la terre) pour présenter du 28 juin au 31 août  les œuvres des artistes Boris Achour, Wim Delvoye et Javier Pérez, choisies conjointement dans la collection du CRAFT. Alors que la galerie a fermé ses portes au public, « Anatomia del deseo », la pièce de J. Pérez est restée visible au regard du public depuis la rue tous les jours en journée comme en soirée  par le biais d’un dispositif lumineux.
Pour son deuxième projet au CRAFT, Javier Pérez a utilisé la porcelaine pour concevoir cette fois-ci une œuvre qui exacerbe la matière par une alchimie subtile des modelés et des nuances. Des formes viscérales en porcelaine émaillée sont enchevêtrées en un amas grouillant sur une table clinique carrelée elle aussi de porcelaine. L’artiste nous livre sans détour l’autopsie du désir charnel, du corps sans dedans ni dehors mis à distance de manière définitive par la froideur et la dureté du matériau employé.

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Rencontres avec le CRAFT à Lavitrine
Boris Achour, Wim Delvoye, Javier Pérez
Dans le cadre des 20 ans du CRAFT et de l’exposition PARCOURS présentée au sein des structures du réseau art contemporain en Limousin CINQ,25
Du 28 juin au 31 août 2013

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L’association LAC&S (Limousin art contemporain et Sculptures) s’associe au CRAFT (Centre de recherche sur les arts du feu et de la terre) pour présenter du 28 juin au 2 août prochain les œuvres des artistes Boris Achour, Wim Delvoye et Javier Pérez, choisies conjointement dans la collection du CRAFT. Alors que la galerie fermera ses portes au public à partir du 3 août, « Anatomia del deseo », la pièce de J. Pérez restera visible au regard du public, jusqu’à la fin du mois depuis la rue et sera éclairée en soirée.
Le CRAFT, dans le cadre de son vingtième anniversaire, déploie sa collection dans plusieurs structures de CINQ,25 réseau art contemporain en Limousin constituant ainsi un parcours d’expositions qui donnera ainsi à voir durant tout l’été une partie des œuvres créées au sein de son atelier. Le lancement inaugural de ces expositions intitulé PARCOURS s’effectuera donc à Lavitrine le 27 juin à 18h, soirée durant laquelle le public pourra également découvrir d’autres œuvres du CRAFT installées à l’Oeil Ecoute.
LAC&S fête quant à elle cette année ses 30 années d’existence et les 10 ans de son espace d’exposition Lavitrine. Dans le cadre de leurs anniversaires communs, les deux structures qui œuvrent sur un même territoire dans le champ de la création contemporaine, se sont rapprochées pour faire découvrir au public les pièces de ces trois artistes majeurs, exposés dans les plus grandes institutions et manifestations internationales. A titre d’exemple, citons le Centre Georges Pompidou ou le Musée d’art Moderne de la Ville de Paris pour Boris Achour, la Biennale de Venise, le Musée d’art contemporain de New York ou le Musée du Louvre pour Wim Delvoye, le Guggenheim de Bilbao et Marseille Provence 2013 pour Javier Pérez.
Ces œuvres ont donc été choisies parmi la collection du CRAFT, véritable « laboratoire d’idées » qui a invité en 20 ans plus de 60 designers, architectes, chercheurs et plasticiens de renommée internationale pour une production artistique élaborée à partir de matériaux techniques industriels, caractéristiques des dernières avancées technologiques ou en porcelaine traditionnelle.
Fidèle à sa vocation de montrer l’art en train de se faire notamment dans le champ de la sculpture, LAC&S a choisi parmi cette collection importante, des œuvres qui ont la caractéristique de se déployer dans l’espace de présentation qu’elles transforment par ailleurs, notamment par leur dimensions importantes. Dimensions qui constituent en outre une véritable performance technique dans le registre de la production porcelainière.

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ECHELLES UTOPIQUES – INVITATION II
En partenariat avec le CAUE 87
Martin Bourdanove, Vincent Carlier, Daniel Chust Peters, Hervé Coqueret, Aurélie Gatet, Norton Maza, Marie-Laure Moity, Dominique Thebault, Jean-Pierre Ulhen
Du 12 avril au 15 juin 2013

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Échelles Utopiques – Invitation II a constitué le second volet d’une programmation centrée sur la problématique de la maquette comme œuvre d’art, entamée par LAC&S dans son espace d’exposition Lavitrine à l’automne 2012. Cette première présentation rassemblait les œuvres de dix artistes, de la vidéo à la sculpture en passant par l’installation ou la photographie. La multiplicité des médiums utilisés montrait déjà l’étendue de la variété des recherches plastiques autour de cette question de l’échelle.
Pour cette seconde et dernière invitation, Lavitrine s’est associée au CAUE 87 (Conseil d’Architecture d’Urbanisme et de l’Environnement) afin de proposer une exposition qui s’est déployée donc sur deux espaces pour présenter les œuvres de neuf artistes qui, si elles s’inscrivaient dans le registre particulièrement usuel de la pratique plastique nommée maquette, affirmaient un statut d’œuvre à part entière. En effet, cette double exposition s’est constituée comme un dialogue entre les codes et les outils conventionnels liés au changement d’échelle (maquette d’architecte, modélisme, paysagisme…) et de leurs détournements par les artistes. La problématique de la maquette et la question d’échelle transcendent, se sont nourries et ont interrogé la façon de représenter et de concevoir le réel tout autant que la fiction, non pour une conception architecturale, mais pour une conception artistique.
En effet, par le truchement du changement d’échelle, les œuvres ont entraîné le public dans l’univers du projet mental, à la frontière entre réduction et prospective, là où la fiction fait œuvre. On a pu constater que tous les codes de la fiction sont présents ; de la vraisemblance aux indices du leurre. Une utopie peut désigner une réalité difficilement admissible. Si qualifier quelque chose d’utopique peut consister à le disqualifier et à le considérer comme irrationnel, c’est aussi la possibilité de réfléchir sur le réel par la représentation fictionnelle. Ainsi, l’ensemble des œuvres présentées nous interroge autant sur la nature des images et des objets que sur l’authenticité, ici, là-bas en ce lieu.
Cette exposition a fait l’objet d’une publication présentant les œuvres de l’ensemble des artistes présentés sur les deux éditions d’Échelles Utopiques.

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SONRISA
En partenariat avec l’Artothèque du Limousin et l’association PAN!
Stéphane Bérard, Raphaël Boccanfuso, Jérémy Laffon, Olivier Leroi, Charles Lopez, Charles Pennequin, Yao Qingmei
Du 6 au 29 mars 2013

LAC&S – Lavitrine et L’Artothèque du Limousin se sont associés pour présenter un programme de vidéos d’artistes, en partenariat avec PAN! dans le cadre des festivals Po & Phi (organisé par PAN!) et Scènes Grand Écran (organisé par le Centre National du Théâtre et le Théâtre de l’Union, Centre Dramatique National).
Cette exposition a été l’occasion de découvrir des œuvres oscillant entre poésie, ironie, et provocation, en lien avec la thématique du festival : « La liberté d’en rire ».

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PEPINIERE
Une proposition de Chen Xiang l’association ERRANCE
Emmanuel Adelmant, Zhang Cheng, Jean-Baptiste Clave, Jié Gao, Wenbo Gong, Laure Jaudon, Tao Liu, Yang Lu, Dali Wu, Quinmei Yao, Liu Zhenchen
Du 25 janvier au 23 février 2013

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En prospecteur actif, LAC&S permet depuis 30 ans à de jeunes plasticiens de montrer leur travail et ouvre ainsi un espace important de diffusion à une scène émergente de la création contemporaine.
Pour cette première exposition de l’année 2013 et dans la volonté de prolonger une fois de plus son soutien à la jeune création, LAC&S a proposé à l’association Errance, collectif d’artistes français et chinois, d’investir son lieu Lavitrine avec une sélection d’œuvres de 11 plasticiens représentant une très jeune scène artistique multiculturelle et internationale.
Cette exposition intitulée « Pépinière 你好» se construit autour de plusieurs supports artistiques ; installation, sculpture, photographie et surtout vidéo. Ainsi, la multiplicité des médiums utilisés est aussi étendue que la variété des recherches plastiques de ces artistes qui vivent et travaillent à Limoges, Nice, Paris ou en Chine.

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CACHE CACHE
Sarah Feifer (En vitrine à Lavitrine)
Du 14 décembre 2012 au 5 janvier 2013

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Pour cette édition 2012-2013, LAC&S a proposé à Sarah Feifer, récemment diplômée de l’École Nationale Supérieure d’Art de Limoges, de prendre possession de l’espace et plus particulièrement des murs de la galerie pour offrir au regard du passant, du spectateur une œuvre à la frontière entre dessin et peinture.
« Je m’appuie sur les contes, les souvenirs, les histoires d’enfants que je détourne avec mon regard d’adulte. La psychanalyse des contes de fées de Bruno Bettelheim est une base importante dans mon travail.
J’offre au visiteur une sorte de parcours, dans lequel mes pièces sont des étapes. Il y a un début et une fin à ce parcours, comparable à un livre d’enfant. La forêt, élément symbolique fort dans les contes, reviens régulièrement dans cette installation. Les formats et les supports de réalisations sont variés, permettant différents niveaux de lecture. Une petite continue «promenons-nous dans les bois pendant que le loup n’y est pas…» revient souvent créant une ambiance sonore agaçante, lancinante. »
Teinté d’humour et de naïveté assumée, son travail se présente souvent sous la forme de peintures ou de dessins en noir et blanc mis en scène par rapport à l’espace de l’installation. Au travers de la vitrine de la galerie, le public a donc été plongé, en cette période de fêtes de fin d’année, dans un univers singulier et insolite à la frontière du réel et de l’imaginaire.


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ÉCHELLES UTOPIQUES : INVITATION 1
Jean-Marc Berguel, Kristina Depaulis, Olivier Esturgie, Hélène Garcia,  Marie-Jeanne Hoffner, Jacques Julien, Marie Lelouche, Mathias Le Royer, Chloé Piot, Lionel Redon
Du 6 octobre au 1er décembre 2012

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Échelles Utopiques – Invitation 1 a rassemblé les œuvres de dix artistes qui, si elles s’inscrivent dans le registre particulièrement usuel de la pratique plastique nommée maquette, affirment un statut d’œuvre à part entière. Par le truchement du changement d’échelle, elles nous entraînent dans l’univers du projet mental, à la frontière entre réduction et prospective, là où la fiction fait œuvre. On peut constater que tous les codes de la fiction sont présents ; de la vraisemblance aux indices du leurre.
Une utopie peut désigner une réalité difficilement admissible. Si qualifier quelque chose d’utopique peut consister à le disqualifier et à le considérer comme irrationnel, c’est aussi la possibilité de réfléchir sur le réel par la représentation fictionnelle. Utopie signifie lieu de nulle part mais aussi lieu hors du temps, une impossibilité de réalisation, un non lieu hors du temps et de l’espace réel, l’expression d’un désir et d’un déplacement dans l’espace et le temps.
Ainsi, l’ensemble des œuvres présentées nous interroge autant sur la nature des images et des objets que sur l’authenticité, ici, là-bas en ce lieu. En fait, il est question de points de vue ou plus exactement, des relations qui se tissent entre sens propre et sens figuré.
Échelles Utopiques est conçue et pensée en deux temps. La seconde présentation aura lieu au printemps 2013 et permettra non seulement de présenter le travail d’une dizaine artistes différents mais fera également l’objet d’une édition présentant l’ensemble des artistes et œuvres présentées.

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FLOWER POWER
Jean-Baptiste Clavé (En vitrine à Lavitrine)
Du 2 août au 8 septembre 2012

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Pour cette nouvelle édition estivale 2012 de « En vitrine à Lavitrine » Jean-Baptiste Clavé, jeune artiste diplômé cette même année de l’École Nationale Supérieure d’Art de Limoges, a proposé Flower Power, une installation composée de matériaux singuliers et hétérogènes dans leur composition et dans leurs fonctions respectives.
Des bidons de l’armée américaine arrivés en France durant la seconde guerre mondiale sont liés de façon circulaire par des sangles et associés en leur centre par une résistance de chauffe eau, nécessaire à l’utilisation d’eau chaude dans les foyers. Au sol, de la poussière de cuir, résidus d’une activité artisanale, re­dessine l’ombre de la structure. La chaleur, dégagée de façon quasi continue par la résistance et -pouvant presque faire craindre à une explosion- interagit physiquement et symboliquement avec la deuxième partie de la l’installation composée d’un assemblage de structures de bois, sorte de sculpture sanglée et contrainte, sous laquelle sont disposées des bassines d’eau.
La démarche de Clavé prend ses racines dans une série d’expériences plus ou moins récentes de l’histoire de l’art d’Avant-garde, de l’Arte Povera à l’Anti Form en passant par le champ plus général du Post dadaïsme. L’artiste offre en effet au public un champ d’expériences perceptif plutôt que de créer un dispositif iconographique ou narratif. Son univers est de l’ordre du sensible, au sein duquel les matériaux retiennent le temps, matérialisant histoire et mémoire – individuelles ou collectives. Au travers de la sculpture et de l’installation, le jeune artiste joue avec la matière, avec laquelle il entretient un rapport direct fort et émotionnel. Certaines de ses sculptures semblent ainsi questionner le temps et devenir des fossiles sensibles de leur environnements.
Ce que l’on perçoit également dans le travail artistique de Clavé, c’est sa passion « viscérale du rebut, de la matière dernière, et de la force productive ». La question du recyclage et de la réactivation est pour le moins fondamentale. Créer ou re-créer [de la fiction] à partir de l’existant.
Il s’agit ainsi pour lui de mettre en tension ces matériaux récupérés, qui sont le plus souvent de nature industrielle, afin de les réactiver et de les faire fusionner, pour non seulement questionner le champ sculptural mais aussi pour créer une sorte de dialogue des contraires.
Pour cette exposition à Lavitrine, la mise en tension a été multiple. Elle était d’abord de nature physique et expérimentale, puisque la résistance dégageant une chaleur puissante agit -avec le temps- sur l’eau en créant son évaporation. Cette dernière est venue exercer un travail sur le bois, le gonflant et agir ainsi encore davantage sur la contrainte déjà exercée par les sangles. Clavé créé ici un dialogue permanent et paradoxal entre les éléments, l’eau et le feu.
C’est finalement la présence de l’énergie électrique, élément central dans l’œuvre de Jean-Baptiste Clavé, et son action qui créer cette mise en tension. Énergie électrique renforcée par le jeu de lumière, le néon rouge rappelant en effet la présence du feu et de la chaleur dégagée par la résistance…
La mise en tension est ensuite sensible car le choix des matériaux n’est pas anodin. Ils ne possèdent ni la même histoire, ni la même charge symbolique, ni la même densité physique. Clavé établit une tension permanente entre l’acier, le bois et le cuir pour produire une sorte d’équilibre paradoxal.
La tension est également fortement liée au temps et à son action. C’est en effet sur la longueur, et de façon imperceptible pour le spectateur, que l’installation évoluera, par l’effet de la chaleur sur l’eau et l’eau sur le bois.
Enfin, ce qui frappe dans l’installation de Clavé c’est l’importance de la géométrie, du tracé, la mise en valeur de la perspective et la rigueur du dessin tant au sol que dans les constructions sanglées.
Ainsi, son œuvre a proposé autant de niveaux de lectures que le public a pu découvrir, soit al­lumée soit éteinte, avec peut être comme élément conducteur la phrase de Lavoisier « Rien ne perd, rien ne se créé, tout se transforme ».

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NOT FOR ALL THE TEA IN CHINA*
*Pour rien au monde
Exposition partenariale
Cyrielle Couvrat, Irina Garaseferyan, Emma Hyvernat, Axel Ladebat, Jwo-Ying Lin, Tao Liu, Alba Merlo Gregorio, Gharib M’Zouri, Laia Puigdollers, Raquel Riba Rossy, Victor Vialles
14 juin au 21 Juillet 2012

L’exposition Not for all the tea in china* *pour rien au monde, présentée à la Lavitrine en partenariat avec l’École Nationale Supérieure d’Art de Limoges, a rassemblé des productions réalisées en 2011 et 2012 par onze étudiants de 3e, 4e et 5e années, dans le cadre de l’ARC Territoire, atelier de recherche et de création initié et coordonné par Martin Bourdanove et Dominique Thébault, enseignants et artistes. Les installations, objets, vidéos et photographies présentés sont autant d’expériences plastiques sur la problématique du territoire.
Le projet de recherche « Expérience du territoire » a été orienté vers le développement des moyens de l’appropriation d’un lieu comme fondement d’une pratique artistique. Il a été proposé aux étudiants un ensemble d’investigations relatives à la question de l’espace comme lieu d’invention du territoire avec notamment des ateliers de réflexion et de production autour des questions de la déambulation, de la cartographie, de la mesure, de la navigation et des limites et frontières.
Les productions ont été élaborées tant au sein d’ateliers que sur le terrain. Ils ont en effet travaillé sur le territoire de Limoges – « Ici« , ou l’expérience d’un territoire inventé comme lieu d’investigation et d’expérimentation en mouvement – ainsi que dans le studio de recherche et de création de l’ENSA à Jingdezhen en Chine – « Là-bas » ou l’expérience du déplacement comme mode de questionnement, d’analyse et de production.
Une édition, sous la forme d’un lot de 12 cartes, a été coéditée avec l’ENSA Limoges et imprimée à 300 exemplaires.

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CHASSEZ LE NATUREL
Sur une proposition d’Olivier Beaudet
Greta Alfaro, Vincent Carlier, Gérard Deschamps, Bertrand Gadenne, Aurélie Gatet, Delphine Gigoux-Martin, Feng Mengbo, Dominique Thebault
Du 22 mars au 19 mai 2012

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« Chassez le naturel » s’est constitué et s’est découvert en deux temps, depuis la rue d’abord, jusqu’à l’intérieur de la galerie ensuite. Elle s’est en effet ouverte sur la présentation, du 29 février au 20 mars, du « Hibou » de Bertrand Gadenne, vidéo projetée sur la vitrine de la galerie et visible depuis la rue en soirée et en nocturne au gré de la déambulation du public.
L’exposition a occupé ensuite, du 22 mars au 19 mai,  l’ensemble de l’espace de la galerie, avec les œuvres de huit artistes d’horizons différents ouvrant sur l’univers d’un face à face muet où se sont nouées les problématiques de l’altérité, de l’identité et de l’illusion.
La figure de l’animal tient depuis la Préhistoire une place prépondérante dans l’histoire de l’art. La production artistique continue de s’alimenter du monde animal, lequel occupe en effet encore une place primordiale dans l’imaginaire et l’inspiration des artistes d’aujourd’hui.  Mais ce n’est pas tant de l’animal dont il a été question ici que de notre rapport à l’animal et à notre propre animalité.
Comment pense t-on l’animal ? Comment se pose t-on en animal ? Comment vivre ensemble et repenser une communauté vivante ? Comment se situe t-on par rapport à la Nature ? Ces  questionnements ont été au centre de l’exposition « Chassez le naturel », qui loin d’une tentative de réduction thématique n’a évidemment pas prétendue à l’exhaustivité sur le sujet. Elle a donné à voir et à explorer des démarches artistiques singulières, d’artistes hommes et femmes, de nationalités et de générations différentes, venant troubler, perturber notre rapport à l’animal ou à notre propre animalité, et donc plus largement à la Nature.
Chassez le naturel a fait l’objet d’une publication tirée à 600 exemplaires et distribuée gratuitement au public.

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LE HIBOU
Bertrand Gardenne
Vidéo projetée en soirée et en nocturne (En vitrine à Lavitrine)
29 février au 17 mars 2012

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En avant première de l’exposition “Chassez le naturel…” qui s’est déroulée du 23 mars au 19 mai (présentée ci-après) présentant les œuvres de sept artistes d’horizons différents, Lavitrine a présenté une projection vidéo de Bertrand Gadenne : Le Hibou. Elle a été projetée en nocturne sur la vitrine de la galerie et a été ainsi visible de la rue au gré de la déambulation du public.
Issu du cinéma expérimental, Bertrand Gadenne développe depuis de nombreuses années un travail dans lequel la diapositive projetée, et plus récemment la vidéo, invitent le spectateur à retrouver soit dans un lieu d’exposition, soit au détour d’une rue, un émerveillement depuis longtemps oublié: celui de la matérialisation d’une image projetée dans l’espace. Rat blanc venant appuyer ses pattes sur la paroi d’une vitrine, poisson rouge flottant à la surface de cette dernière, images projetées de papillons se révélant sur la main du visiteur, Bertrand Gadenne crée des situations empreintes d’un caractère magique en concevant ces dispositifs lumineux spécifiques à chacun des éléments naturels (végétal, minéral, animal, êtres vivants, etc).
Par un subtil dosage, entre symbolique et optique, l’artiste nous engage en effet à devenir l’observateur d’un réel autant quotidien qu’extraordinaire. Ces situations éphémères, qui suscitent des pensées équivoques entre humour et surprise chez le spectateur, et le délicat miracle de leur apparition, sont propices à une réflexion sur sa relation au réel, sa présence au monde, sa fragilité et disparition prévisible.
On est ici proche des dérives surréalistes: l’apparition devient une construction mentale, une matière à réflexion. Il se peut que Bertrand Gadenne cherche la provocation: celle de jouer avec notre assurance tranquille, avec notre interprétation du monde, pour un bref instant.

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CONSOMMÉ D’ARTISTES #3 : AILLEURS ET MAINTENANT
Sur une proposition de Kristina Depaulis
ArT erroriste, Eve ARIZA,  Amandine Dovelos, Pan Cheng Yu, Aurélie Gatet, Hanna Husberg, Nlambda, Fenfei Zheng
Performances et exposition évolutive
Du 21 Janvier au 18 Février 2012

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La galerie Lavitrine a présenté la troisième édition de « Consommé d’artistes » dont le principe est de proposer à des artistes d’intervenir, notamment par le biais d’actions performatives, sur une thématique prédéfinie chaque année. Après avoir été, lors des précédentes éditions, la surface d’échange directe entre le lieu d’intervention/exposition, les artistes et la rue, Lavitrine est devenue cette fois l’écho d’une action artistique se déroulant dans un lieu, une ville, ailleurs, mais maintenant ; un maintenant pouvant être différé. Le principe de base étant des échanges virtuels, au sein de la galerie, de performances artistiques réalisées « en live » mais dans différents pays.
Les artistes ont en effet été invités à faire des propositions de performances se jouant de cette confusion contemporaine entre le lieu et le temps de l’action et son lieu et temps de réception.
Usant des outils de la virtualité, de leur métaphore ou encore de leur rejet, les artistes ont dû, dans ce temps singulier d’exposition, en découdre avec la question de la trace. L’exposition a été par conséquent évolutive. Elle s’est alimentée au fur et à mesure des interventions artistiques et plastiques (sculptures, vidéos, photos, bandes son, textes…) qui se sont déroulées durant trois samedis consécutifs. En outre, des temps de vidéo-conférences avec les artistes ont été l’occasion de rencontres avec le public.
Cette exposition a fait l’objet d’une publication tirée à 300 exemplaires et distribuée au public gratuitement.


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LE GRAND SOIR
Pauline Kalashnikov (En vitrine à Lavitrine)
Du 16 décembre 2011 au 15 janvier 2012

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La jeune artiste Pauline Kalaschnikow, diplômée en 2011 de l’École Nationale Supérieure d’Art de Limoges et parallèlement à ses œuvres présentées au centre d’art contemporain de Meymac dans le cadre de l’exposition collective « Première », a présenté sous le titre « Le Grand Soir » un espace diptyque racontant, non sans humour noir, l’ambivalence d’une certaine attente. L’artiste a proposé au spectateur deux installations qui se répondaient par contraste et posaient ainsi un double regard sur une histoire réaliste, à la fois pleine de poésie et de cruauté.
Au 4 rue Raspail, l’artiste a reconstitué une ambiance familiale préparée pour le « Grand soir », entendons par là, veille de Noël. Au 6 de la même rue, dans une atmosphère froide, une corde suspendue…C’est un autre  « Grand Soir », qui se préparait…
C’étaient là deux fenêtres ouvertes sur des intimités, et le passant était placé ici en position de voyeur, comme lorsque tout à chacun ne peut s’empêcher de tourner la tête pour regarder au travers d’une fenêtre éclairée.
La démarche artistique de Pauline Kalaschnikow tend à questionner la vie, la condition éphémère de l’Homme, le Temps qui passe, sans jamais faire intervenir la présence humaine, toujours volontairement absente de ses propositions…comme pour mieux faire sentir sa présence.
La notion de temps est également un élément important de sa pratique artistique au travers de travaux plastiques qu’elle nomme bien volontiers « mini vanités », mais également au travers du processus même de la création : recherche d’objets, assemblages, mises en espace.
C’est en accumulant, en collectant compulsivement des objets préalablement chinés, qu’elle nomme parfois « trouvailles », choisis pour leur caractère désuet, kitsch ou symbolique qu’elle créé des installations, ou pourrait-on dire des « environnements » où le temps est comme suspendu. L’artiste raconte des histoires, souvent décalées, au travers d’assemblages d’objets auxquels elle donne une seconde vie. Les interventions de Pauline Kalaschnikow peuvent apparaître comme des sortes de clins d’œil pour faire réagir le public : « …avec naïveté ou cruauté, je tente de rappeler aux spectateurs que nous ne sommes pas grand chose dans ce monde de géants ».

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